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Marcelle Ferron, Hommage à Virginia Woolf, 1962
Estimate:
CA$180,000 - CA$220,000
Sold
CA$192,000
Timed Auction
BYDealers - Historical and Post-War Canadian Art / Art canadien historique et d’après-guerre
ARTIST
Marcelle Ferron
Size
210,8 x 76,2 cm / 83 x 30 in
Description
Hommage à Virginia Woolf (1962) s’inscrit dans une période où Marcelle Ferron fait montre d’une grande assurance quant à son approche spatiale et à son implacable gestualité, qui ne cessent de se réinventer avec caractère, maîtrise et sensibilité. Au tournant des années 1960, l’artiste donne un élan et une puissance inégalés aux larges coups de spatule par lesquels elle juxtapose des masses chargées de pigments texturés, des effets de contrepoint tantôt sombres, tantôt lumineux entre les couleurs, ici dominées par les ombres brûlées, les verts chatoyants et les bleus pourprés. On retrouve également, dans cette toile, les empâtements épais qui s’entrechoquent, s’appellent et se disjoignent de façon quasi organique. Des trouées blanches se glissent habilement dans les « structures denses qui, auparavant, cachaient essentiellement l’arrière-plan, [mais qui font] maintenant place à un jeu complexe de plans qui remplissent l’espace », ainsi que le constate Réal Lussier, conservateur de la rétrospective consacrée à l’artiste au Musée d’art contemporain de Montréal en 2000.
Hommage à Virginia Woolf est une des huiles que Ferron a produites lors d’un séjour à Paris de 1953 à 1965, période féconde et charnière durant laquelle l’artiste réalise certaines de ses œuvres les plus abouties. Installée dans son atelier de Clamart, Ferron multiplie les expositions individuelles et collectives, donnant raison à la fulgurance de cette décennie. De 1962 à 1964, elle étudie auprès de Piotr Kowalski, architecte et sculpteur polonais, afin de parfaire une démarche créative qui débouchera sur un art d’intégration de l’architecture et, plus particulièrement, l’art du vitrail. Ce bourgeonnement s’annonce déjà dans Hommage à Virginia Woolf (1962), tableau de taille imposante (plus de deux mètres de hauteur) dans lequel dominent le mouvement des angles saillants, la densité des ombres et la brillance des lumières, comme filtrées par une vitre immense. Une œuvre spectaculaire qui rend hommage à une grande femme de lettres anglaise, Virginia Woolf, dont l’œuvre moderniste est tout à fait à l’image de celle de Ferron. (Annie Lafleur)
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Hommage à Virginia Woolf (1962) belongs to a period during which Marcelle Ferron evinced great confidence in her spatial approach and relentless gesturality, which she would constantly reinvent with character, mastery, and sensitivity. At the turn of the 1960s, Ferron gave unparalleled momentum and power to the broad spatula strokes with which she juxtaposed masses loaded with textured pigment and created counterpoint effects among the colours, some dark, some luminous, that dominate this painting with burnt shadows, shimmering greens, and purple blues. Here we also find thick impastos that collide, attracting and repelling each other almost organically. White gaps skilfully slip into the “dense structures that, previously, would have essentially hidden the background, [but that now] give way to a complex set of planes that fill the space,” observes Réal Lussier, curator of Ferron’s retrospective at the Musée d’art contemporain de Montréal in 2000.
Hommage à Virginia Woolf is one of the oils that Ferron produced during her stay in Paris from 1953 to 1965, a fertile and pivotal period during which she created some of her most successful works. Settled in her Clamart studio, Ferron took part in numerous solo and group exhibitions, testifying to the brilliance of this decade. From 1962 to 1964, she studied with Polish architect and sculptor Piotr Kowalski, perfecting a creative approach that would lead to an integration of art into architecture and, in particular, to her work with stained glass. This development is presaged in Hommage à Virginia Woolf, a painting of imposing size (over two metres high), dominated by the movement of striking angles, dense shadows, and bright lights, as if filtered through an immense glass. This spectacular work pays tribute to the great English author Virginia Woolf, whose modernist work is entirely comparable to Ferron’s own. (Trad.: Ron Ross)
Hommage à Virginia Woolf est une des huiles que Ferron a produites lors d’un séjour à Paris de 1953 à 1965, période féconde et charnière durant laquelle l’artiste réalise certaines de ses œuvres les plus abouties. Installée dans son atelier de Clamart, Ferron multiplie les expositions individuelles et collectives, donnant raison à la fulgurance de cette décennie. De 1962 à 1964, elle étudie auprès de Piotr Kowalski, architecte et sculpteur polonais, afin de parfaire une démarche créative qui débouchera sur un art d’intégration de l’architecture et, plus particulièrement, l’art du vitrail. Ce bourgeonnement s’annonce déjà dans Hommage à Virginia Woolf (1962), tableau de taille imposante (plus de deux mètres de hauteur) dans lequel dominent le mouvement des angles saillants, la densité des ombres et la brillance des lumières, comme filtrées par une vitre immense. Une œuvre spectaculaire qui rend hommage à une grande femme de lettres anglaise, Virginia Woolf, dont l’œuvre moderniste est tout à fait à l’image de celle de Ferron. (Annie Lafleur)
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Hommage à Virginia Woolf (1962) belongs to a period during which Marcelle Ferron evinced great confidence in her spatial approach and relentless gesturality, which she would constantly reinvent with character, mastery, and sensitivity. At the turn of the 1960s, Ferron gave unparalleled momentum and power to the broad spatula strokes with which she juxtaposed masses loaded with textured pigment and created counterpoint effects among the colours, some dark, some luminous, that dominate this painting with burnt shadows, shimmering greens, and purple blues. Here we also find thick impastos that collide, attracting and repelling each other almost organically. White gaps skilfully slip into the “dense structures that, previously, would have essentially hidden the background, [but that now] give way to a complex set of planes that fill the space,” observes Réal Lussier, curator of Ferron’s retrospective at the Musée d’art contemporain de Montréal in 2000.
Hommage à Virginia Woolf is one of the oils that Ferron produced during her stay in Paris from 1953 to 1965, a fertile and pivotal period during which she created some of her most successful works. Settled in her Clamart studio, Ferron took part in numerous solo and group exhibitions, testifying to the brilliance of this decade. From 1962 to 1964, she studied with Polish architect and sculptor Piotr Kowalski, perfecting a creative approach that would lead to an integration of art into architecture and, in particular, to her work with stained glass. This development is presaged in Hommage à Virginia Woolf, a painting of imposing size (over two metres high), dominated by the movement of striking angles, dense shadows, and bright lights, as if filtered through an immense glass. This spectacular work pays tribute to the great English author Virginia Woolf, whose modernist work is entirely comparable to Ferron’s own. (Trad.: Ron Ross)
Medium
Huile sur toile / Oil on canvas
Signature
signée et datée au bas à gauche; signée au dos / signed and dated lower left; signed verso
Provenance
Collection Dr Paul Ferron, Montréal
Collection Robert Cliche, Montréal
Collection David Cliche, Montréal
Collection Robert Cliche, Montréal
Collection David Cliche, Montréal
Literature
LUSSIER, Réal (avec la collaboration de Rose-Marie ARBOUR,
de France VANLAETHEM, et de Louise VIGNEAULT). Marcelle Ferron, Montréal, Musée d’art contemporain, et Laval, Les 400 coups, 2000.
SMART, Patricia, Robert ENRIGHT, Réal LUSSIER et al. Marcelle Ferron : Monographie, Montréal, Éditions Simon Blais, 2008.
SMART, Patricia, Robert ENRIGHT, Réal LUSSIER et al. Marcelle Ferron : Monographie, Montréal, Éditions Simon Blais, 2008.